Fin du XIXème siècle...
- concurrence de la glace artificielle
- apparition des appareils frigorifiques.
- adoucissement du climat
Le dernier glacier rangea
sa charrette en 1925...
Bénéfice net du glacier……………… 225,00€
Salaire mensuel d’un ouvrier………..... 10,50€
Salaire mensuel d’une ouvrière……… 6,80€
PIQUEMOLE, glacier de Pradelles, affiche
son optimisme sur ses factures
De la fin du printemps à l’ automne, les charretiers faisaient 1 à 2 voyages par semaine et jusqu'à 5 voyages en été, vers les glacières de stockage des basses plaines e l’Aude.
Chaque charrette, recouverte d’une bâche, transportait une trentaine de balles de 50Kg environ.
Le Canal du Midi et la rapidité du chemin de fer vont permettre de livrer vers le Tarn et l’Hérault.
La balle est fortement tassée avec un pilon de bois, puis mise dans un grand sac de toile garni de feuilles pour la conservation.
Dans le froid de la glacière, on taillait la glace à coups de pioche pour fabriquer des balles de 50 kg environ. Les morceaux étaient disposés dans un moule en bois cerclé de fer, sans fond ni couvercle, d’ environ un mètre de haut .
Sur le dessus, un matelas de feuilles de hêtres, jusqu'à 1m d’épaisseur, faisait isolation. Ainsi la glace se conservait jusqu’en septembre ou octobre.
Les glaciers ramassaient la neige au Pic de Nore. Ils la descendaient sur des charrettes, par des sentiers bordés de lauzes, jusqu’à Pradelles-Cabardès. Depuis la porte en haut de la glacière, ils déversaient la neige et la tassaient ensuite avec leurs sabots.
La neige se comprimait par son propre poids et devenait glace.
Faite de grosses pierres appareillées, elle est creusée en forme de puits circulaire .
Sur les côtés un remblais de terre renforce l’isolation.
Deux lourdes portes en bois isolent l’ensemble de l’extérieur. Les arcades de la voûte supportent une toiture de bois recouverte d’ardoises.
En 1533, Henri II épouse Catherine de Médicis.
Elle ramène d’Italie une glace aux fruits.
Tous les puissants du royaume voulurent alors consommer des sorbets.
On recommence alors à conserver la glace, mais additionnée de salpêtre ou de sel.
Au XVIIIème, apparaissent les glacières bâties.
On en comptera jusqu’à 9 à Pradelles-Cabardès.
Les anciens trous ne sont pas abandonnés :
remplis en hiver, leur glace sera livrée en priorité.
Les premières glacières étaient des trous naturels recouverts de feuilles
et de branchages, qui ne pouvaient assurer une conservation durable.
Pour obtenir une glace naturelle, les «glaciers» de Pradelles Cabardès,
au plus froid de l'hiver, recueillaient la neige sur le Pic de Nore,
dans la Montagne Noire, et la stockaient dans les GLACIERES
2000 ans avant notre ère. Sur des plaquettes en écriture cunéiforme, on parle déjà de «glacières» près de l’Euphrate !
1000 ans avant notre ère, en Chine, des «dépôts souterrains» conservent la glace pour «les gens aisés».
400 avant notre ère, en Grèce, Hippocrate condamne «l’usage de la glace» à cause de ses impuretés.